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Énergie et Civilisation

Énergie, voilà le maître mot.
Au début ce fut la guerre du feu, symbole incomparable de l'énergie.
A l'aube de l'humanité, être chasseur-cueilleur permettait de survivre en s'appropriant l'énergie emmagasinée dans les plantes et dans les animaux. Puis vinrent les sociétés pastorales et agricoles. Elles se sont développées sur l'idée que l'accroissement de richesses hautement énergétiques permettaient le développement de la force de la communauté, sa puissance, sa capacité à conquérir, à dominer les autres groupes.

C'est le surplus énergétique qui à permit le développement et le développement qui à généré de façon exponentielle le surplus énergétique. A partir de là, les sociétés sont devenues toujours plus complexes, plus technologiques, plus industrielles.
L'énergie pastorale et agricole a été poussé à l'extrême, jusqu'au productivisme.
Avec les énergies-machines la puissance de l'homme à été décuplé.
Comme pour l'homme et ses besoins énergétiques alimentaires, il faut toujours plus de carburant-énergie pour ses machines-esclaves car le degré de développement des civilisations est directement proportionnel à la quantité d'énergie consommée par habitant. On peut donc en conclure que le déclin de réserves et/ou de flux d'énergie affectent l'évolution et/ou le déclin des civilisations.

C'est quoi l'avenir ? Avec 5% de la population mondiale, les USA consomment 25% de la production mondiale d'énergie et sont responsables de 30% des émissions de dioxyde de carbone. Ou se trouve la limite ? Quel est le point d'inversion, sachant que nos réserves d'énergies fossiles sont limitées et que le reste du monde hors occident aspire aussi au bien être et à la consommation ? De façon cynique, si les 70% d'humanité hors occident atteignait en 25 ans un niveau confortable de vie, qu'en serait il de nos réserves énergétiques fossiles sachant que c'est dans leur sous sol que ces réserves se trouvent. Voudront-elles toujours nous en vendre ou les garder pour elles jusqu'à épuisement ? Voilà bien des guerres en perspectives dans l'axe de la bonne vielle guerre du feu.

Energie et civilisation. Les historiens disent que l'effondrement des grandes civilisations est dû à un défaut de vitalité, à une incapacité à mobiliser l'énergie humaine suffisante pour surmonter les obstacles. Les civilisations s'affaiblissent quand l'afflux d'énergie baisse. Alors l'État augmente les impôts pour maintenir son train de vie et ce faisant consomme les surplus énergétiques. Quand les surplus s'assèchent la civilisation en question dépérit doucement mais inéluctablement. Elle est remplacée par celle qui détient une nouvelle forme d'énergie ou qui sait mieux utiliser celle présente.

Rome doit sa grandeur à ses conquêtes militaires puis à la mise en place d'infrastructures sur son empire afin de faire converger vers elle l'énergie produite. C'est quand le rendement de l'agriculture de l'empire commença à fléchir que Rome se mit à accabler d'impôts ses concitoyens pour maintenir son armée d'occupation. Les terres à la périphérie furent conquises par les barbares, les infrastructures ne furent plus entretenues et lentement l'empire se désagrégea.

Hitler attaqua l'URSS car il ne disposait plus de carburant et les réserves fossiles les plus proches se trouvaient dans le Caucase. Les russes en se défendant bec et ongles puis en mettant le feu aux puits interdirent aux allemands de s'approvisionner en pétrole et la retraite de Russie se fit à pied dans les conditions que l'on sait.

Les Japonais attaquèrent Pearl Harbor pour pouvoir prendre le contrôle des champs pétrolifères d'Indonésie qui étaient sous la protection de l'armada américaine suite à l'embargo sur le pétrole décrété par les Alliés envers le Japon.

Nous ne tireront aucune conclusion de l'actuelle guerre en Irak. La question reste cependant posée.

Les guerres à venir ! Les pays industrialisés vivent grâce à leur réseau utilisateur quasi exclusivement de carburants fossiles. Chacun sait que cette situation ne peut passer le 21ème siècle. Pour les plus pessimistes dès 2015 nous aurons atteint la moitié de la consommation de la réserve mondiale de pétrole. Les plus optimistes disent en 2050. Donc toutes les guerres à venir seront pour le contrôle de ces indispensables carburants fossiles... que détiennent majoritairement les pays dits en voie de développement.

La fin d'une ère. Si des fanatiques venaient à prendre le pouvoir au Moyen-Orient en reversant les oligarchies actuelles et qu'ils décident d'un embargo vers l'Occident, le prix du pétrole explosera et l'avenir du monde deviendra sombre. La civilisation des hydrocarbures sera en état de siège et sur la pente de la fin de l'ère du pétrole.
Certes, il reste le développement forcené du nucléaire avec les risques que l'on connaît ou pire que l'on ne connaît pas, le retour au charbon, l'exploitation intensive des schistes bitumineux et le gaz naturel dont les réserves sont encore conséquentes.
Ceci affectera de toute façon le coût d'exploitation et sa conséquence sur le coût des produits avec un effet dévastateur sur l'effet de serre et la modification du climat de la planète.

L'économie hydrogène. Au terme de cette mini analyse se pose la question du comment commencer à prévoir le remplacement des énergies fossiles dont le terme est de toute façon inéluctable pour le début du siècle à venir.
Nous avons la faiblesse de penser que l'économie hydrogène sera le futur de l'énergie et que tous les moyens pour en produire doivent être exploités. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si toutes les grandes compagnies pétrolifères se plongent actuellement sur cette question et qu'elles mettent en jeu des sommes considérables pour trouver une solution à une production d'hydrogène, simple et peu onéreuse.

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Enfin de l'€nergie libre, sans le fil à la patte et peu coûteuse